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Citation : Ongley, E.D. « Water quality management: design, financing and sustainability considerations ». In Proceedings of the African Water Resources Policy Conference, Nairobi, 26-28 mai, 1999. La Banque mondiale (sous presse).Gestion de la qualité de l’eau : conception, financement et considérations relatives à la durabilité
Edwin D. Ongley, Ph.D., consultant eongley@ibm.netRésumé
Les taux élevés de mortalité et de morbidité imputables aux maladies d’origine hydrique sont bien connus. Le rapport de 1997 des Nations Unies concernant les eaux douces révèle également que la forte dégradation de la qualité de l’eau dans de grandes régions du monde contribue à la raréfaction des ressources en eau, qui est liée à la perte d’utilisations bénéfiques. Bien que la contamination des eaux douces par des produits toxiques provenant des déchets municipaux et industriels ne soit pas répandue partout en Afrique, les futures activités d’industrialisation et les effluents qui en découleront de même que l’expansion potentielle de l’usage de produits chimiques en agriculture en vue d’assurer la sécurité alimentaire auront vraisemblablement de graves répercussions sur la qualité de l’eau dans l’avenir. La santé publique et la salubrité de l’environnement seront menacées et les écosystèmes côtiers et marins seront davantage contaminés par des produits toxiques.
La gestion durable de la qualité de l’eau repose sur des considérations politiques, techniques, institutionnelles et financières. L’Afrique est confrontée à des contraintes budgétaires auxquelles s’ajoutent généralement une fragilité et une instabilité des institutions, de même que des capacités techniques limitées alors qu’il faut s’attaquer à un large éventail de problèmes liés à la qualité de l’eau. Par conséquent, on doit établir en priorité une politique nationale cohérente et réaliste de gestion de la qualité de l’eau afin de cibler stratégiquement les ressources limitées et le renforcement des capacités sur les enjeux essentiels. À titre d’exemple, bien des programmes nationaux de données, pour lesquels on n’a pas établi d’objectif clairement défini ni ciblé les utilisateurs de façon précise, se sont soldés par un échec coûteux des politiques nationales.
Sur le plan technique, on a fait de grands progrès dans l’établissement de protocoles de surveillance et d’analyse avec un meilleur rapport coût-efficacité, en particulier dans la préparation de trousses utilisables sur le terrain, et dans l’adoption de méthodes toxicologiques pour la détermination des impacts sur la santé publique et l’environnement. Les progrès technologiques seront plus ou moins applicables en fonction du degré de développement national et de stabilité institutionnelle. La décentralisation d’une partie de la surveillance de base liée à la santé au profit d’une approche communautaire, conjuguée à des protocoles de mesure simples pour les paramètres liés à la santé, peut avoir des avantages importants par rapport aux organismes nationaux centraux, qui ne peuvent pas répondre assez rapidement aux besoins locaux en matière de données.
La durabilité sur le plan financier est une question qui soulève la controverse dans le contexte africain. Pour atteindre cet objectif, il faut d’abord un programme défini et ciblé précisément, qui réponde aux besoins sur le plan de la gestion. Cette approche peut permettre la réduction des coûts, le recouvrement des coûts et la production de recettes. Elle va de pair avec les compétences en gestion et en affaires au niveau des laboratoires ainsi que les politiques fiscales et les responsabilités au niveau de l’État, qui permettent la conservation et le réinvestissement des recettes. Selon l’expérience acquise, il semble que la restructuration des programmes nationaux de données, y compris les volets technique, institutionnel et juridique, soit une première étape qui peut s’avérer très efficace en vue d’obtenir un bon rapport coût-efficacité.
Cet article est disponible en format électronique. On peut obtenir un seul exemplaire pour usage personnel en communiquant avec : : GEMS@cciw.ca
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